julia botros

julia botros, grande artiste, voix exceptionnelle et sur ce point personne ne me contredira.
Originaire du sud elle est avec la resistance libanaise ; nous conaissons tous sa si belle chanson patriotique "ghabet chams el 7a2" en solidari avec le sud. La voici maintenant en train de reprendre le discours de hassan nasrallah a la fin de la guerre, discours qui l'a beaucoup marq comme beaucoup de libanais.
Un très beau video clip... j'ai beaucoup appréc !

# Posté le vendredi 27 octobre 2006 13:48

ahl el jnoub

ahl el jnoub

Vo
us avez tous vu ces res qui réussissent me après avoir perdu enfants et maison à crier victoire, à crier vengeance. Ces femmes qui ont la force de revenir sur les décombres de leurs maisons et de récupérer le moindre tapis encore en vie ; ces femmes qui seraient prêtes à prendre les armes pourfendre leur cher Liban. Mais malg les apparences elles ont été touché même chiré par ces terribles évènements de juillet 2006. Déchirées, plus que tout le monde, et c'est d'ici que vient leur force morale si forte ; elles défendent depuis si lontemps leurs terres, ce sud Liban que l'on provoque chaque jour, ces terres que jamais elles ne laisseront. La fierté de tout un pays, la force de toute une nation side dans l'âme patriotique de ces mères de famille prêtes à tout sacrifier pour leur pays.
Pourquoi prendre l'exemple des femmes ? Pourquoi ne pas prendre l'exemple de ces combattants qui ont si bien défendu nos terres depuis tant d'années... tout simplement car bon nombre de libanais ne trouvent plus en eux la resistance d'autrefois... c'est malheureux de voir d'un té des hommes qui quittent foyers et maisons pourfendre le LIBAN et tous les libanais, ces hommes fiers et convaincus de leur cause ; alors que d'autres jurent sur ces combattants et ne voient en eux que des sacageurs de leur cher pays.
Avec ces femmes nous seront d'accords, elles ne repsentent pas la resistance mais la population de notre cher sud LIBAN, et aucun libanais n'osera par sur toutes ces res qui ont tant souffert avec leur patrie.
Ces mères n'ont pas soif de guerre et n'envoient pas leurs enfants gratuitement à la mort, comme certains pourraient le penser.
Elles aussi rèvent de paix, elles aussi rèvent de VIVRE. Mais ce n'est pas la me façon de vouloir vivre qu'une moderne mère de beyrouth qui voit à la télévision ce qu'il se passe au sud. Ces femmes connaissent le "gout" d'Israël et de leurs perpetuelles menaces.
T
out cela pour dire que cette population n'est pas victime d'un parti qui les achète pour avoir du soutien, cette population fend notre pays plus que tout au monde, elle est la resistance, elle est le liban. S'attaquer au hezbollah c'est s'attaquer a cette population, et ils seront les premiers à vous le confirmer...



photo de la frontière libano-israelienne

# Posté le vendredi 27 octobre 2006 13:08

Modifié le vendredi 27 octobre 2006 14:05

temps obscur_gideon levy

temps obscur_gideon levy
ON PEUT DIRE QUE QUELQUES ISRAELIENS SONT CENSES ...

TEMPS OBSCURS

par
Gideon Levy, Haaretz, 30 juillet 2006


À la
guerre comme à la guerre : Israël va s'enfonçant dans une atmosphère nationaliste véhémente et l'obscurité commence à tout recouvrir. Les freins qui nous restaient sont usés, l'émoussement des sens et la cécité caractéristiques de la société israélienne ces dernières années, ne cessent de s'intensifier. L'arrière, dont on fait l'éloge à tour de bras, est scindé en deux : le Nord qui endure et le Centre qui, lui, est serein. Mais des deux côtés, la fibre belliqueuse a pris le dessus, avec sa cruauté et sa soif de vengeance, et les voix extrêmes qui jusqu'ici caractérisaient les marges du camp, sont maintenant l'expression de son cœur. La gauche s'est une nouvelle fois égarée, drapée dans son silence ou « avouant ses erreurs ». Israël montre un visage uniforme, nationaliste.

L
a destruction que nous semons au Liban ne touche quasi personne et elle n'est, pour l'essentiel, même pas montrée aux yeux des Israéliens. Celui qui veut savoir à quoi ressemble Tyr maintenant, doit circuler parmi les chaînes étrangères. Un reporter de la BBC en a rapporté des images effrayantes, comme vous n'en verrez pas chez nous. Comment peut-on ne pas être choqué, scandalisé devant la souffrance terrible de l'autre, due à notre propre action, même si le Nord de notre pays souffre ? La destruction que nous semons en ce moment également à Gaza – près de 120 tués depuis l'enlèvement de Gilad Shalit, dont 27 pour la seule journée de ce mercredi – touche moins encore. Les hôpitaux de Gaza sont remplis d'enfants brûlés, mais qui s'en soucie ? L'obscurité de la guerre dans le Nord les couvre, eux aussi.

Depui
s que nous avons été habitués à considérer qu'une punition collective est, entre nos mains, une arme légitime, il n'y a pas lieu de s'étonner que la cruelle punition infligée au Liban tout entier pour les actes du Hezbollah ne suscite ici aucune discussion. Si à Naplouse c'était permis, pourquoi pas à Beyrouth ? La seule critique à se faire entendre à propos de la guerre porte sur des considérations tactiques – chacun est maintenant général – et pousse essentiellement l'armée israélienne à porter encore plus avant, plus profondément son action. Commentateurs, généraux à la retraite et politiciens rivalisent de suggestions extrêmes. Haïm Ramon « ne comprend pas » comment il y a encore de l'électricité à Baalbek. Eli Yishai propose de transformer le Sud du Liban en « bac à sable ». Un reporter militaire de la première chaîne, Yoav Limor, propose d'exposer les corps des combattants du Hezbollah ts et, le lendemain, de faire défiler les prisonniers en sous-tements afin de « renforcer le moral de l'arrière ». On devine aisément ce que nous penserions d'une chaîne de télévision arabe dont le commentateur s'exprimerait ainsi, mais encore quelques pertes ou quelques erreurs de l'armée israélienne et la proposition de Yoav Limor sera mise en application. Y a-t-il signe plus éclatant qu'on a perdu la raison et toute humanité ?

Le chauvinisme et le désir de vengeance relèvent la tête. Si, il y a quinze jours, seuls des personnages délirants comme le grand rabbin de Tsefat, Shmouel Eliyahou, disaient qu'il fallait « raser toute localité à partir de laquelle on tire sur Israël », c'est maintenant au tour d'un officier supérieur de l'armée israélienne de s'exprimer ainsi à la une de Yediot Aharonot. Nous n'avons peut-être pas encore complètement rasé de villages libanais, mais nos lignes rouges, nous sommes déjà bel et bien occupés à les effacer. Haïm Avraham, dont le fils avait été enlevé et tué par le Hezbollah en octobre 2000, tire pour les journalistes un obus de l'armée isrlienne en direction du sud du Liban : vengeance pour l'assassinat de son fils. Son image, au moment où il saisit l'obus tout décoré, était une des plus humiliantes de cette guerre, à son commencement. Un groupe de jeunes filles a lui aussi été photographié alors qu'elles ornaient des obus de l'armée israélienne d'inscriptions arrogantes. Les pages de Maarivle Fox israélien – s'ornent d'un slogan chauviniste évoquant une machine de propagande particulièrement basse, « Israël est fort », ce qui témoigne justement de faiblesse. Et un commentateur de télévision appelle à bombarder une station de télévision.

Le Li
ban qui n'a jamais fait la guerre à Israël, un pays avec 40 quotidiens, 42 universités et une centaine de banques différentes, est en train d'être détruit par nos avions et nos canons, et presque personne ne prend en compte le prix de la haine que nous semons. L'image d'Israël dans l'opinion internationale est devenue monstrueuse et cela non plus, en attendant, n'est pas enregistré à la rubrique « dette » de cette guerre. Israël est marqué de lourdes taches morales qu'on n'enlèvera pas rapidement. Il n'y a que chez nous qu'on ne veut pas les voir.

Le peuple veut une victoire mais nul ne sait au juste ce que ce serait, ni quel en sera le prix. Une guerre qui n'amènera jamais rien de décisif s'enlise sans que personne puisse en fixer le terme.

Face à tout cela, la gauche sioniste a perdu elle aussi toute pertinence. Comme lors de toute rude épreuve dans le passé – au moment, par exemple, où les deux Intifadas ont éclaté – la gauche a, cette fois encore, échoué au moment précis où sa voix aurait été si vitale pour faire contrepoids aux roulements de tambours de la guerre. À quoi bon une gauche, si à chaque véritable épreuve, elle se joint au chœur national ? Le Parti travailliste s'est à nouveau révélé être un partenairevoué à tout gouvernement : même Yuli Tamir et Shelly Yacimovich, on ne les entend plus du tout ; le mouvement La Paix Maintenant est frapde mutisme ; même le Meretz se tait, sauf la courageuse dépue Zehava Gal-On. Quelques jours d'une guerre voulue et déjà Yehoshua Sobol avoue s'être trompé sur toute la ligne : La Paix Maintenant est tout à coup, selon lui, un « slogan infantile ». Ses amis se taisent et leur silence ne résonne pas moins. Seule l'extrême gauche donne de la voix, mais c'est une voix que personne n'écoute.

Les
ténèbres à la face de l'abîme : bien avant que la guerre ne soit conclue, on peut déjà établir qu'à son coût croissant s'ajoute aussi l'obscurité morale qui nous enveloppe et qui ne menace pas moins notre existence et notre image que les Katiouchas du Hezbollah.

Gide
on Levy

# Posté le samedi 02 septembre 2006 16:05

Modifié le dimanche 03 septembre 2006 13:27

Le mouvement de protestation en Israël est une illusion par Gideon Levy

Le mouvement de protestation en Israël est une illusion par Gideon Levy
Le mouvement de protestation en Israël est une illusion par Gideon Levy*



Depuis le début du cessez-le-feu, un mouvement de
grogne,
dont l'orientation est pour l'instant incertaine, s'est
dév
eloppé en Israël. Comprenant de nombreux réservistes de Tsahal ou des
membres
de leurs familles, les protestataires s'attaquent à la façon dont
l
e Premier ministre Ehud Olmert a mené la guerre contre le Liban. Pour
Gideon L
evy, éditorialiste pacifiste du quotidien Ha'aretz et
part
icipant de la conférence Axis for Peace, ces protestations posent
le
s mauvaises questions et occultent les responsabilités collectives.

«
Les gosses aux bougies » ont grandi et sont devenus le «
mo
uvement de protestation » de cette guerre. La jeunesse confuse qui
s
'est assise en pleurant, avec ses guitares et ses bougies, sur la place
de Te
l Aviv, après l'assassinat de Rabin, est à présent assise dans le
Ja
rdin des Roses, en face du bureau du Premier ministre, pas moins
con
fuse, et semblant protester contre la guerre - bien r, après que
c
elle-ci a cessé.
De la même manière qu'il était impossible, alors, de savoir ce que
l
es enfants aux bougies voulaient, il est bien difficile de comprendre ce
que veulent les réservistes et leurs familles endeuillées. La plupart de
leur
s plaintes devraient être tournées contre eux-mêmes : où étions-nous
jusqu
'à maintenant ? Si tout ça n'a d'autre but qu'exiger de quelques
res
ponsables qu'ils rentrent chez eux, alors c'est une perte de temps,
pour eux comme pour nous. Ceux qui auront été virés seront très vite
remplacés par des clones et rien ne changera. Olmert, Peretz et Halutz
rentreront chez eux et Netanyahou, Mofaz et Barak arriveront au pouvoir.
Après toutes ces années terribles pendant lesquelles nous avons
t
ué et nous avons été tués, sans raison aucune, il y a, pour la première
fois
, des points d'interrogation qui planent sur le discours public. On
devrait se réjouir de ce changement. Mais en regardant de plus près le
contenu
cette nouvelle protestation, on ne devrait pas se faire trop
d'illus
ions. Les arguments des protestataires se résument à deux points,
tou
s deux aussi étroits que le monde des réservistes : un, les Forces de
défense
israéliennes (FDI) n'étaient pas préparées pour la guerre et,
deux,
la guerre a été stoppée trop vite.
Sur le premier point, les responsables sont nombreux. Quant au
deu
xième, il ne justifie pas cette protestation. Des questions bien plus
importa
ntes et plus profondes nécessitent une réponse : Pourquoi
a
vons-nous livré cette guerre ? Comment aurait-elle pu être évitée ?
Pourquoi ne connaissons-nous que le langage de la guerre ? Quelles sont
les li
mites de l'utilisation de la puissance et où allons-nous à présent
?
Ce nouveau mouvement de protestation ne soulève pas ces questions.
me si cette vague de protestation aboutit, qu'une commission
d
'enquête est établie et, même, si deux ou trois personnes sont écartées
du
pouvoir, rien ne changera. Exactement comme les protestations de 1973
n'ont p
as apporté le changement désiré - sauf pour les quelques
pe
rsonnes écartées du pouvoir - les protestations de 2006 n'apporteront
aucun c
hangement réel et encore moins si elles évitent à tout prix les
ques
tions principales. Se lamenter après la guerre n'est pas à l'ordre du
jou
r national. Par contre, si nous avons juste affaire à des
prote
stataires-orange-contre-le-désengagement [1] déguisés, alors cela
pr
ésage de nouveaux dangers.
Les signataires de la pétition et les protestataires qui font le
sit-in dans le Jardin des Roses devraient se demander, par-dessus tout,
ils étaient jusqu'à maintenant. À part les « oranges », la plupart
d'entre eux ont voté Kadima - voire Likoud ou Travailliste. Beaucoup ont
servi da
ns la réserve, dans les territoires occupés, se sont occupés de
leur
s affaires personnelles et ont gardé le silence. Pendant six ans,
il
s ont pris part, directement ou indirectement, aux programmes
nation
aux inutiles - de la construction du mur à l'entreprise de
colonisation - et ils ont aggravé l'occupation. Ils ont vu de leurs
propres yeux comment les FDI ont été transformées en force de police
d'occupa
tion, cognant sur les faibles mais pas préparées à s'occuper des
for
ts.
Ils ont protégé les colons, ils ont vu la souffrance causée par
l'
occupation, ils ont été les témoins ou ont participé à maltraiter les
Palestin
iens. Par conséquent, la responsabilité du manque de préparation
des
FDI est la leur, en partie à cause de ce qu'ils ont fait et en partie
à cause
de leur silence. À présent, ils ne peuvent pas prétendre que
l'échec
des FDI à exécuter leur mission les a surpris : ils étaient là
lors
que l'armée a changé de visage ! Toutes ces années, ils savaient que
contrôler les identités aux barrages routiers, envahir les chambres,
pourchasser les enfants dans les allées et démolir des milliers de
m
aisons ne sont d'aucune préparation pour la guerre.
On pensait qu'ils avaient compris que ce sont les activités de
l'a
rmée d'occupation, dans les territoires, qui gérent une telle haine
contre
nous ; que c'est la politique du refus, plus que toute autre
chose,
qui met en danger Israël. Et que ce n'est pas dans les casbahs
que l
'armée doit être mise à l'épreuve. Le manque de préparation sur le
f
ront intérieur n'aurait même pas dû les surprendre : un pays qui
mal
traite ses faibles en période de paix fera pareil en temps de guerre.
Qu'
y a-t-il de si neuf et de surprenant dans tout cela ?
Quant au deuxième point, l'arrêt des combats, il ne justifie
certainement pas cette protestation mais, au contraire, un compliment.
Alors q
u'ils devraient demander pourquoi la guerre a éclaté, les
manifestants demandent pourquoi elle s'est arrêtée. Si l'on doit
attribuer un mérite au commandement, dans cette guerre, c'est bien pour
son hésit
ation dans les dernières heures de la guerre. Et c'est dommage
qu'il
s n'aient pas hésité plust ! Où en serions-nous exactement, si
no
us avions continué la guerre ? Les péchés originels contre lesquels la
prot
estation devrait se tourner sont : latermination, la prétention
d
émesurée et la haine qui animaient le commandement dans les premiers
s
tades de cette guerre.
Ce qui est déprimant par dessus tout est de voir que pas un seul
m
anifestant ne soulève de questions morales. Un mouvement de
protesta
tion qui ne dit rien sur la destruction terrible que nous avons
infli
gée au Liban, qui se tait sur la manière dont nous avons tué des
cen
taines de civils innocents et comment nous les avons transformés par
dizaines
de milliers en réfugiés, réduits à la pauvreté, n'est pas, par
défin
ition, un mouvement moral. Même après qu'il a été prouvé qu'elle
n'é
tait pas efficace, il n'y a pas eu de manifestation contre l'usage
e
xcessif de la force. Pendant encore combien de temps allons-nous rester
replié
s sur nous-même et ne voir que notre propre détresse ?
Est-ce trop demander aux manifestants, qui sont censés être les
cadres de l'avant-garde, de regarder un moment ce que nous avons fait à
une au
tre nation ? Comment se fait-il qu'après les massacres de Sabra et
d
e Chatila, qui n'étaient même pas directement notre œuvre, les gens sont
desc
endus en masse dans la rue et qu'aujourd'hui personne ne pipe mot sur
l
a destruction que nous avons semée de nos propres mains au Liban ? Et
pour
rien !
Avec de tels mouvements de protestation, Israël peut se passer du
silence d
es agneaux qui l'a si bien caractérisé ces dernières années.
Nous de
vrions en avoir marre de tels pleurnicheurs. Sur le champ de
bataill
e, ils sont peut-être des soldats courageux, mais sur le terrain
de
la protestation ils ne sont rien d'autre que de lâches combattants.
Gideon Levy
Gideon Levy est journaliste au quotidien de gauche israélien
Ha
'aretz. Très critique de l'occupation israélienne, il tient dans
c
e journal une chronique hebdomadaire des violations commises
c
ontre les Palestiniens sous le titre de « Twilight Zone ». Au fil
des ans il est devenu pour la droite israélienne une icône du
« gauchiste pro-palestinien » et un alibi-repoussoir pour
les
autres. « Comment pourrions nous ne pas être une démocratie ?
No
us laissons écrire Gideon Levy ! » a coutume de dire le ministre
de la
Défense, Shaul Moffaz. Gideon Levy est membre de la
c
onférence anti-imrialiste Axis for Peace organisée par le
seau Voltaire.
Traduction JFG - Questions
Critiques



[1] Les colons refusant le désengagement de Gaza avait choisi de
reprendre à leur compte les couleurs de la « révolution orange »
uk
rainienne.

# Posté le samedi 02 septembre 2006 15:52

Modifié le dimanche 03 septembre 2006 13:35

4

4
LE RETOUR DES REFUGIES

# Posté le samedi 19 août 2006 14:30

Modifié le samedi 19 août 2006 14:58