Ce blog était d'abord dédié à la guerre de juillet 2006 sur le Liban, visant avant tout à dénoncer les atrocités commises par l'armée israélienne ; un avis politique libanais est sûrement apparut à travers mes propos mais pas tellement prononcé car je tient avant tout à rassembler les libanais et leur montrer notre vrai ennemi si je puis dire ; celui qui a tué des milliers de libanais et a ramener un pays 30ans en arrière.
Mais il n'y a plus rien à dire, le Liban s'est transformé en champs de bataille des médias, séparé en deux par un immense gouffre. Chacun prétend détenir la vérité, chacun donne sa vision des choses, chacun montre l'autre comme L'ennemi ; tous ont tord. Je ne veux pas passer pour une de ces personnes allergiques à la politique méprisant les autres ; vous avez sûrement remarqué mon activité dans d'autres blog plus politiques, mais je suis contre le fossé qui se creuse chaque jour entre les pro-gouvernements et l'opposition.
La première chose à faire est de remettre en cause le parti ou mouvement que l'on soutient, accepter de voir des défauts, et répondre intelligemment ou du moins poliment à la critique.
Ensuite respecter l'autre, c'est à dire l'accepter comme libanais, on ne peut rien y faire si les libanais n'ont jamais été d'accord. L'accepter comme libanais sous entend de ne pas s'approprier le Liban, accepter la différence et la nuance de points de vue, et ne surtout pas faire de vérité générale
Mais la chose la plus fondamentale est le respect. Ne pas se moquer ouvertement des autres et considérer l'autre comme un compatriote ; qu'on le veuille, ou non. Insultes et moqueries ne font que nourrir la haine de l'autre.
Je ne vous dis pas d'oublier la politique, car qu'on le veuille ou non, le pays a besoin de leaders pour nous représenter et pour reconstruire le pays. Mais pas n'importe lesquels, la méfiance est indispensable à l'égard de ceux qui ont du sang sur les mains, et qui tirerait profit d'un éventuelle guerre civile (allah yestor).
Ne laissons pas le Jeudi noir se répéter, la haine avait atteint un niveau considérable ; ne laissons pas la course aux armes s'effectuer. Malgré les différents politiques, réunissons nous pour sauver le Liban. Oublions grandes puissances étrangères et travaillons pour l'intérêt de la patrie.
Le cèdre pleure ne le laissez pas souffrir, ne le laissez pas mourir... VIVE LE LIBAN